26/12/2014

La Téléréalité, Un Mode d'Apprentissage Efficace Pour Les Entrepreneurs En Quête d'Investisseurs

La téléréalité, un autre mode d'apprentissage pour entrepreneurs

La télé-réalité, un concept télévisuel dénué d'éthique et de valeurs éducatives, mettant en scène des candidats qui racontent leur vie intime ou se disputent pour des futilités, dans le but exclusif de devenir célèbre ? Lorsque ce genre d'émission est détourné à des fins plus honorables, il devient une source d’inspiration inépuisable pour un aspirant entrepreneur, au même titre que le cinéma.





À Lire Egalement : « Les 10 Films Que Les Entrepreneurs Devraient Regarder » 


Apprendre au lycée les bases de l’entrepreneuriat ou étudier toutes les matières indispensables dans une grande école de commerce  pour pouvoir lancer sa startup pourraient être perçus comme une « contrainte », parfois synonyme de persévérance, d’effort, de rigueur et d’attention particulière. A l’opposé, ce genre de divertissement via la télévision apporte la joie de s’instruire sans éprouver le sentiment de « soumission » comme un élève face à son professeur, favorise une meilleure compréhension de tous les aspects entrepreneuriaux et managériaux et procure une sensation de bien-être propice à une bonne concentration et ainsi qu'une bonne mémorisation.
Si vous avez déjà lancé votre start-up et recherché un coup marketing à moindre frais, faute de budget conséquent, ces programmes dédiés à l’entrepreneuriat peuvent constituer un formidable accélérateur de ventes de vos produits ou services. Shark  Tank, une émission culte qui fait son retour pour une sixième saison diffusée sur l'un des trois principaux networks américains ABC, au cours de laquelle des entrepreneurs présentent leur idée à des investisseurs aguerris, appelés également « Sharks », en vue d’obtenir un financement en échange d’un pourcentage des parts de leur entreprise, en est la parfaite illustration.



Les porteurs de projet peuvent avoir l’assurance qu’ils toucheront une très forte audience, rassemblant près de 10 millions de téléspectateurs. Si, en prime, ils réussissent magistralement leurs négociations avec ces Anges Financiers, Shark Tank  changera à coup sûr la trajectoire de leur business, transformant ainsi leur jeune pousse en une véritable marque nationale.
Cet article vous propose d’effectuer en quelques minutes un « tour d’Afrique » des meilleures téléréalités dédiées aux entrepreneurs et start-up.




1°) Le Big Break Legacy Show ( Afrique du Sud )


 Big Break Legacy Show

Quelques entreprises de renom, parmi lesquelles le géant des télécoms MTN et IDC - Industrial Development Corporation -, une institution financière dédiée au développement en Afrique du Sud, se sont associées à l’homme d’affaires et Business Angel Ezra Ndwandwe pour lancer  le Big Break Legacy show, un concept qui a fait son apparition sur le petit écran au courant du mois de Février 2012 dans le pays.


Cette émission de téléréalité a pour vocation de tester les entrepreneurs pour évaluer leur trait de caractère, leur créativité, leurs compétences en matière de négociations commerciales et leurs aptitudes dans le monde réel des affaires.


Les gagnants, Graham Rowe (Saison 1) Fondateur de Biped Personnel Technology et Sanele Makinane (saison 2) PDG d’Apex Commercial Solutions, une société dédiée au Nouvelles Technologies, ont remporté chacun un investissement de 5 millions de rand  injectés directement dans le capital de leur entreprise respective.

La troisième saison de Big Break Legacy sera diffusée sur la chaine de télévision sud-africaine SABC2 à partir du 14 Février 2015.

Parmi les membres du jury, ont figuré Wendy Luhabe, co-fondatrice de Women Investment Portfolio Holdings et gérante de Women Private Equity Fund , Werner Barkhuizen, consultant en management , Ellis Mnyandu, journaliste et  rédacteur en chef de Business Report, le plus grand quotidien financier d’Afrique du Sud .


) Rize Mzansi ( Afrique du Sud )

Rize Mzansi
Produite par Talent Attack TV Productions et Urban Brew, cette émission de téléréalité lancée le Mardi 3 Juillet 2007 sur la chaîne de télévision nationale sud-africaine SABC 1  et comportant 3 saisons,  met aux prises des entrepreneurs qui présentent leur idée à un groupe de puissants investisseurs accompagnés d’experts, offrant la chance aux gagnants d’obtenir des financements d’un montant à hauteur d’ 1 million de rand dans le capital de leurs sociétés (dans les deux premières saisons) ou donnant l’occasion à des Anges Financiers d’injecter dans ces entreprises des fonds dont les sommes sont définies par leurs soins (dans la troisième saison) .

Chaque saison se compose de 13 épisodes, au cours desquels deux entrepreneurs s’affrontent, en vue d’obtenir des financements et des partenariats auprès d’investisseurs parmi les personnes les plus prospères d’Afrique du Sud : Nazeem Martin et Gerrievan Biljon, respectivement directeur général et directeur exécutif de Business Partners Ltd, Ran Neuner et  Gil Oved, co-fondateurs et  PDGs de Creative Counsel et  Khutso Mampeule  Fondateur & Gérant de Lefa Holdings).


3°) Inspire Africa (Rwanda, Ouganda, Kenya, Tanzanie)


Inspire Africa
La saison inaugurale Inspire Africa a débuté le 4 Janvier 2012 à Kampala, en Ouganda et  la grande finale s'est déroulée le 1er Avril 2012 à Kigali au Rwanda. La volonté de Nelson Tugumu, PDG d’ Inspire Africa, est de faire connaitre au grand public à mettre en avant via cette émission  les entrepreneurs les plus prometteurs, dont les idées de Business et/ou les innovations transformeront l’Afrique de demain. Les participants sont originaires du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya et de la Tanzanie.
Chaque épisode, au nombre de 15, dont le « scénario » est totalement indépendant des autres, fait ressortir le meilleur d’un candidat différent, concernant les qualités, les connaissances et les aptitudes professionnelles indispensables pour pouvoir gérer une startup ou une PME. L’animateur de l’émission retient particulièrement les meilleurs côtés des interventions de chaque candidat. Ceux  ayant effectué une prestation médiocre sont éliminés.



Clarisse Iribagiza, de nationalité rwandaise, PDG de HeHe Limited, une entreprise de développement d’applications mobiles, a été déclarée vainqueur de ce concept télévisuel, remportant le prix, d'un montant en espèce de 50 000 US$.

Le deuxième lauréat de nationalité ougandaise, Davis Musinguzi, fondateur de Medical Concierge, un service de garde assuré par les médecins 24 heures sur 24, a reçu également  50 000 US$ de la part de Warid Telecom, un prestataire de téléphonie mobile et également sponsor de l’émission.

La troisième finaliste, Manuella Pacutho, également d’origine ougandaise, fondatrice de Watoto Child Care Ministries visant à mettre en place un centre d’apprentissage novateur pour les enfants, a empoché 15 000 US$, une somme remise conjointement par Amos Wekesa, le fondateur de Graham Power, une entreprise située en Afrique du Sud et Peter Kimbowa, un consultant en management en Ouganda.





4°) The Next Titan (Nigeria)

The Next Titan
Lancée le 5 Février 2013  La saison inaugurale de cette émission, sponsorisée par la filiale nigériane du groupe sud-africain des télécommunications MTN et diffusée sur les trois chaines nationales du Nigeria Channels TV, ONTV et DSTV,  a duré 13 semaines et a mis en scène 16 entrepreneurs nigérians en compétition, afin d’obtenir un soutien financier sous forme d’investissements directs dans l’entreprise du lauréat.

Divisés en deux groupes chacun sous la houlette d’un chef de projet désigné par un vote, les participants se sont attelés à un ensemble de tâches communes dans les domaines de gestion d’entreprise sous tous ses aspects, autour de Lagos.

En dehors du travail de groupe, les concurrents ont dû, à titre individuel, faire preuve d’ingéniosité et de créativité pour développer leur activité et démontrer un sens aiguisé des affaires.


Chaque candidat a été confronté à un autre entrepreneur en herbe et a relevé des défis d’ordre commercial ou intellectuel, un moyen efficace pour les juges de jauger leur personnalité et d’analyser la manière dont ils ont progressé et surmonté les difficultés, sous l'œil attentif des juges de l’émission, montre en main, dont les suivent : Tonye Cole, le directeur général de Sahara Energy,  Kyari A. Bukar,  Jumoke Oduwole et Chris Parkes .

La gagnante de cette saison, Iroghama Ogbeifun, fondatrice et gérante de Hairven Hair care Products, une société de fabrication de produits de soins capillaires remporte au passage 5 millions de nairas, en complément d’une voiture Ford Focus 2013.


5°) Mashrouy  (Soudan)



Mashrouy
Mashrouy, qui signifie  « projet » en arabe, parrainé par le British Council, l'ambassade britannique à Khartoum, la Sudanese Young Businessmen Association, Sudani Telecom, United Capital Bank, Cofftea CTC et Haggar Holding, a pour vocation d’identifier et soutenir des entrepreneurs locaux. Diffusé deux fois par semaine dès le mois de Novembre 2013 sur la chaine Blue Nile TV, il a repris les codes de la télé-réalité et les a adapté à ceux du pitch, au cours duquel trois femmes et neuf  hommes, ont présenté leur projet devant un jury de quatre professionnels, parmi lesquels des économistes et des hommes d’affaires soudanais de premier plan.

Lors de la grande finale de ce programme télévisuel qui s’est produit le Jeudi 30 Janvier 2014, Samah al-Gadi, dont le projet est de désherber manuellement les jacinthes d’eau (plutôt que d'utiliser des produits chimiques pour les éradiquer) pour fabriquer par la suite des meubles, des cordes et des valises, a été déclarée gagnante,  recevant au passage  $25,000 et un séjour de trois semaines au Royaume-Uni, avec la possibilité de rencontrer des entrepreneurs britanniques en compagnie de deux autres finalistes, Mr. Mazin Merghani ( 2ème prix : $18,750) et  Babiker Hassanthird  ( 3ème prix : $12,500) pour se faire coacher.


A titre d’information, la jacinthe d’eau est une plante herbacée et aquatique qui se développe au Nil Blanc, au sud de la capitale Khartoum, couvrant les grandes étendues d’eau. Elle constitue une entrave au transport fluvial et maritime, attire les moustiques et provoque la bilharziose causant elle-même la diminution des espèces halieutiques. Madame al-Gadi a proposé cette approche novatrice pour lutter efficacement contre cette plante, favorisant parallèlement la protection de l'environnement.

6°) BantuHub Contest (Congo)


BantuHub Contest Congo



Initié par Vérone Mankou, concepteur de la première tablette africaine via l’incubateur BantuHub et retransmis sur les chaines DRTV, MN TV et  TV CONGO, ce programme dédié à l’informatique a débuté  en mode téléréalité le 14 juillet 2014 au complexe touristique Elonda à Kintélé, une banlieue nord de Brazzaville.


L’objectif clairement affiché du BantuHub Contest est de faire entrer le Congo dans l'ère du numérique en encouragent les jeunes à réaliser des sites web, faire du design et créer des applications mobiles.



Répartis sur deux mois, 10 candidats  scindés en deux groupes, tous des passionnés d’informatique issus de plusieurs départements du Congo, se sont affrontés dans différents thèmes touchant  au numérique.

Lors de la finale qui s’est déroulée au début du mois de septembre 2014, Le vainqueur et le deuxième lauréat ont  reçu respectivement 1 000 000 FCFA  et  500 000 FCFA dans la catégorie Web.


Concernant la Finale du Design Contest, les deux gagnants ont remporté, par ordre de mérite, les sommes de 750 000 FCFA et 375 000 FCFA.


Souhaitons vivement que ce concept destiné aux entrepreneurs et startups inspire des producteurs TV dans les autres pays francophones d'Afrique de l'Ouest et Centrale.





 
Pour aller plus loin :





                                     Contributeur: Harley McKenson
Fondateur et gérant de www.McKenson-Invest.com
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23/11/2014

La Côte d’Ivoire Peut-Elle Devenir Une « Start-up Nation » ?


Côte d'Ivoire


Malgré les crises successives,  la Côte d'Ivoire reste un pays phare et un eldorado pour le reste du monde. La diplomatie économique très active menée récemment  pour attirer les investissements étrangers,  à travers le forum Investir en Côte d'Ivoire (ICI 2014), illustre le souhait des autorités d’enclencher une véritable « Révolution Start-up ».

Des obstacles à l’entrepreneuriat demeurent, parmi lesquelles des problèmes liés aux infrastructures de transport et au raccordement à l’électricité. Toutefois, trois leviers de développement méritent que l'on y prête attention.



1°) Maillon-clé du financement des start-up : l’émergence d’Ange Financiers ivoiriens

Nombreux sont ceux qui me demandent pourquoi les Business Angels ne souhaitent pas investir dans les start-up africaines, et particulièrement dans les Jeunes Pousses ivoiriennes. Je leur réponds systématiquement : «  la bonne question est : De quelle manière peut-on créer un environnement propice à l’émergence de Business Angels ivoiriens ? ». 

Un Business Angel – le terme d’Ange Financier parait plus approprié - est un individu qui perçoit en moyenne un revenu annuel de 130000000 Francs CFA et puise dans ses économies personnelles en vue d’investir dans des startups à fort potentiel de croissance pour un montant compris entre 15000000  et 65000000 Francs CFA. D’une manière générale, il exerce en réseau via des associations, adhère à des plateformes en ligne similaires à www.McKenson-Invest.com ou peut agir à titre individuel et se distingue des fonds d’investissement qui injectent des capitaux nettement supérieurs dans des entreprises déjà en phase de croissance ou de maturité.


Le métier d’Ange Financier est toujours à l’état embryonnaire en Côte d’Ivoire et d'une manière générale en Afrique francophone. Certes, les éditions 2011 et 2013 du « Forum de l’investissement privé et de l’entrepreneuriat » (Finvest) ont donné l’occasion à une cinquantaine d’Anges financiers ivoiriens de se faire connaitre auprès du grand public et des start-up présentes, mais la fréquence des éditions de ce forum, très aléatoire, ne permet pas une véritable révolution entrepreneuriale tant attendue et le bilan concernant la situation des firmes dans lesquelles ces business angels se sont engagés reste inconnu . Il  convient de chercher les causes du côté de la fiscalité dont la pression, exercée aussi bien sur les particuliers que sur les entreprises, est très élevée dans le pays. Or les Anges Financiers sont motivés avant tout par des considérations d’ordre fiscal : Tout redevable de nationalité ivoirienne devrait être en mesure de réduire ses impôts de manière substantielle en souscrivant au capital de start-up prometteuses. Les autorités devront également s’assurer que les personnalités du monde des affaires, des patrons chevronnés ayant  réussi dans leur secteur d’activité et les participants à la deuxième édition du " Diaspora For Growth Forum 2015 " prennent connaissance d'un tel dispositif pour devenir candidat en tant qu’Ange Financier.

D’autre part, la taille de la plupart des projets de startups  est considérée comme « petite », étant donné l’étroitesse du marché ivoirien, en comparaison à celles se trouvant en Afrique du Sud, au Kenya ou au Nigeria, ce qui va à l’encontre des objectifs des investisseurs qui cherchent surtout à réaliser de confortables plus-values résultant de la cession de leurs parts, après cinq ans de détention de ces titres . Les entrepreneurs doivent donc revoir leur projet à la hausse, quitte à viser le marché régional à l’échelon de l’Afrique de l’Ouest, voire s’attaquer au marché continental. Un dispositif d’exonération de 100 % pendant 5 ans, puis dégressive pendant 10 années pourrait être également mis en place en faveur des startups prometteuses, à condition que ces dernières soient créées pendant une période limitée – par exemple entre le 1 Janvier 2015 et le 31 Décembre 2016 inclus- et s’’engageraient pleinement à exercer leur activité dans cinq secteurs prioritaires définis  par les autorités compétentes. A titre de rappel, une startup n’est qu’un des différents stades de développement de l’entreprise et ne concerne pas exclusivement les Nouvelles technologies…





2°)  Les  Écoles de Commerce, piliers de l’écosystème start-up

Les Ecoles  de Commerce constituent un maillon important de l’écosystème start-up. En Côte d’Ivoire, l’École Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises (ESCAE) d’Abidjan fait figure de référence nationale


Afin de stopper le foisonnement des grandes écoles et d’assainir le milieu de l’enseignement supérieure  au regard des exigences fixées par les autorités, de nombreux établissements de management ont été interdits. Toutefois, tout le système éducatif y gagnerait davantage en crédibilité  si toutes les écoles de commerce répertoriées  jouaient la carte de la transparence. Une  commission d’évaluation des formations  les obligerait par exemple à communiquer sur un site web des informations sur la richesse pédagogique, la  sélectivité, le Nombre d’accréditation, la qualité des liens avec les entreprises, le nombre de professeurs permanents. Le lancement d’un tel site accentuerait la concurrence et tirerait les établissements de management vers le haut.  Il donnerait une garantie supplémentaire aux étudiants sur l'offre de formation qui les amènera à acquérir les compétences pluridisciplinaires  nécessaires pour créer leur propre start-up par la suite.

Il existe très peu d’incubateurs et d’accélérateurs pour accompagner les start-up dans leur phase de développement et leur quête de financement dans un pays pourtant à la recherche de son prestige économique d’antan. Chaque école de commerce devrait en posséder en interne, ce qui renforcerait grandement sa fiabilité.

Enfin, L'enseignement scolaire devrait, très tôt à partir de la classe en seconde, donner les moyens aux élèves de développer des compétences entrepreneuriales de base, leur permettant plus tard de lancer leur start-up avant même la fin de leurs études si une opportunité se présentait.

3°) Les concours, vecteur de visibilité pour les startups ivoiriennes

Les compétitions dédiées à l'entreprise se multiplient en Côte d’Ivoire : le e concours « Start Up 2014» dans le cadre Le Forum « Investir en Côte d’Ivoire », le « CGECI  Business compétition » organisé par la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire, le Concours des Jeunes Entrepreneurs Innovateurs lancé en 2013 par le « Salon Ivoirien pour le Financement de Projets » etc.

Toutefois, il reste encore une marge d'amélioration considérable : une centaine de concours, mettant en exergue tous les secteurs d’activité : - Nouvelles Technologies, Agriculture, Santé, Finance etc... – doivent être mis en place chaque année pour qu’ils soient par la suite considérés comme un maillon important de l’Ecosystème Start-up. Une confortable dotation financière à la hauteur des enjeux, au regard de l'ambition de la Côte d'Ivoire d'être un pays émergent en 2020, pourrait également accélérer l'élan et un véritable engouement autour de l’entrepreneuriat.

Ces compétitions peuvent d’abord offrir une visibilité accrue dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux tels que Facebook, LinkedIn, Viadeo ou Twitter, sur lesquels les informations concernant les heureux finalistes et leurs projets sont partagées une multitude de fois. Parallèlement, cette exposition médiatique donne l’occasion de trouver des partenaires stratégiques et des clients.

Ensuite, les investisseurs, très demandés en temps normal via les canaux classiques de mise en en relation, sont très friands de ce type d'événement et approchent  les candidats  qui obtiennent facilement d’autres rendez-vous pour donner de plus amples renseignements sur leurs plans d’affaires.

D’autre part, la motivation des lauréats se renforce considérablement par le simple de recevoir un prix et de reconnaître leur start-up comme un projet crédible.

Ces concours permettent aux entrepreneurs de peaufiner leur technique de présentation orale devant un jury de professionnels expérimentés, généralement des investisseurs, des chefs d’entreprise chevronnés ayant réussi dans leur secteur d’activité ou des mentors.

Même en cas d’échec, les candidats pourront tenir compte des observations et des remarques du jury et apporter les changements ou améliorations nécessaires aux aspects de leur plan d’affaire  - Marketing, Commercial, Comptabilité, Juridique -, ce qui constitue une meilleure approche pour tirer leur projet vers le haut.





Pour aller plus loin :




                                               Contributeur: Harley McKenson
               Fondateur & Gérant de www.McKenson-Invest.com
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30/10/2014

Tout Ce Qu'Il Faut Savoir Avant d'Intégrer Une École De Commerce En Afrique Francophone

Etudiant dans une Ecole de Commerce
Les Ecoles de Commerce et quelques universités font partie intégrante de l'écosystème start-up d’un pays, au même titre que les incubateurs, les structures de mentorat d'affaires ou les réseaux de Business Angels et constituent le Saint- Graal du système éducatif pour les bacheliers, les étudiants et les cadres qui souhaitent changer radicalement de cap dans leur carrière. La majorité des diplômés de ces établissements ont de très fortes chances de trouver un emploi avant même la fin de leurs études ou de devenir entrepreneur.

Les écoles de commerce permettent aux futurs diplômés de disposer de compétences pluridisciplinaires pour exercer des fonctions au sein de groupes prestigieux ou créer une start-up


HEC, l’ESSEC, Harvard ou Wharton demeurent un rêve presque inaccessible pour de nombreux étudiants du continent africain, auquel il faut ajouter les contraintes financières, les problèmes d’ordre administratif liés à l’obtention de visa, les problématiques liées à la reconnaissance des diplômes africains et leurs équivalences, les frais de scolarité exorbitants et les difficultés de logement. 

Une rubrique du journal Jeune Afrique rassemble les classements annuels des grandes écoles de commerce africaines francophones. Seuls quelques établissements sénégalais et ceux des pays du Maghreb figurent dans le top 10 de ces palmarès, et surtout dans le top 100 du classement mondial des Business Schools effectué par d’autres journaux. Cela signifie-t-il que les écoles de management des autres pays du bloc francophone sont de mauvaise qualité ?

Partant de ce constat, pourquoi ne pas tester d'autres Ecoles de Commerce non citées ? la conjonction de facteurs favorables sur le continent tels que l’émergence à grande échelle des classes moyennes, la dynamisation des secteurs porteurs comme la téléphonie mobile, l’agro-business, la santé ou la finance et le nombre record  des réformes visant à améliorer l’environnement entrepreneurial dans la région a sans aucun doute incité ces écoles de management à prendre des dispositions à la hauteur de enjeux pour dispenser une formation d'excellence en adéquation avec les besoins des entreprises et ambitionner de se hisser aux standards académiques internationaux.


Si vous êtes candidat,  n’optez pas pour un établissement à l’aveuglette pour autant, mais effectuez plutôt un véritable travail de détective en contactant directement les recruteurs, les réseaux d’anciens élèves et les représentants des écoles de commerce ciblées, un an à l’avance. Cette opération va vous permettre de ne pas être entièrement influencé par les classements des différentes presses (ou intégrer ce classement comme un élément parmi toute votre réflexion) et de tenir compte uniquement de vos propres intérêts.

Pour vous y retrouver dans la multitude des offres, les renseignements demandés  devront porter sur

-       1°) Sélectivité / Exigence: l’école recrute-t-elle  exclusivement via les classes préparatoires ou bien sur dossier ou en admission parallèle (BTS, IUT …) ? Accepte-t-elle uniquement des candidats déjà dotés d’une solide expérience professionnelle ?

-       2°) Ouverture à l’international : l’école envoie-t-elle ses étudiants en mission professionnelle obligatoire  à l’étranger ? Tout ou partie du programme sont-elles  dispensées en Anglais ? Existe-t-il des partenariats avec des universités labellisées américaines, chinoises ou françaises par exemple, permettant aux étudiants d’y passer une partie du cursus?

-       3°) Nombre d’accréditation : l’école est-elle en négociation pour la reconnaissance de la qualité de ses programmes auprès d’organismes connues tels que l’'European Foundation for Management Development (EFMD), l’Advance Collegiate Schools of Business (AACSB) ou l'Association of Masters in Business Administration (AMBA) ?

-       4°) Qualité des rapports avec la sphère entrepreneuriale : Quel est le temps minimal passé en entreprise ? le nombre de stages offerts par le service d’insertion professionnelle de l’école ? Existe-t-il des dispositifs d'accompagnement internes pour faciliter l'entrepreneuriat (incubateurs, accélérateurs co-working…)

-       5°) Richesse pédagogique : par exemple,  les Nouvelles Technologies ont-elles une place prépondérante dans le programme de l’école ? l’école propose-t-elle un diplôme de grade master (Bac+5) ? Les cours sont-ils réellement dispensés par des enseignants-chercheurs ou des professionnels de l’entreprise ?

-       6°) Prestige / Popularité : quel est la cote de l’école auprès des employeurs et des étudiants ?

-       7°) Qualité de vie dans le pays: cout du transport / logement / Nourriture / Frais de santé

-       8°) Les Salaires des diplômés: les rémunérations octroyées au sein des entreprises locales sont-elles aussi attractives que celles données dans les firmes nord-américaines ou européennes ?

Vous trouverez ci-dessus une liste de Grandes Ecoles de Commerce et d’universités classée par pays d'Afrique francophone, sur laquelle les candidats pourront mener de manière rigoureuse des investigations avant d’effectuer leur choix.


Algérie

·         MDI-Algiers Business School http://mdi-alger.com/mdi/

·         INSIM ALGER

·         L'Ecole Supérieure Algérienne des Affaires http://www.esaa.dz/

·         L'Institut Supérieur de Gestion et de Planification  (ISGP) www.isgp.dz

Bénin

·         Haute Ecole de Commerce et de Management (Hecm)

·         Institut International de Management ( IIM)

·         Institut Supérieur de Management Adonaï

·         L'African School of Economics


Burkina Faso

·         N/C


Burundi

·         N/C

Cameroun :

·         ESSEC Douala

·         École Supérieure de Gestion (ESG) de Douala

Centrafrique

·         N/C

Côte d’Ivoire :

·         École Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises (ESCAE) d’Abidjan

·         Université De Cocody - Faculte De Sciences Economiques Et De Gestion Abidjan

Comores

·         N/C

Congo :

·         Ecole supérieure de Gestion et d'Administration des Entreprises (ESGAE)

·         Haute école Léonard de Vinci de Brazzaville


RD Congo :

·         École supérieure de management de Kinshasa (ESMK)

·         Université De Lubumbashi - Faculté Des Sciences Economiques Et De Gestion - Unilu







Djibouti

·         Université de Djibouti Faculté de Droit Économie Gestion (FDEG)

Gabon

·         Université Omar Bongo - Faculté De Droit Et Sciences Économiques - Fdse

·         SUP de COM

Guinée

·         N/C

Mali

·         ISC Business School http://www.isc-mali.com/

·         Université de Bamako - Institut Universitaire De Gestion (Iug)

Maroc

·         HECI Casablanca

·         École supérieure du commerce et des affaires (Esca)

·         ISCAE-Casablanca http://www.groupeiscae.ma/

·         Al Akhawayn university  http://www.aui.ma/en/

·         ESIG - Ecole Supérieure Internationale de Gestion www.esigmaroc.com

Madagascar

·         Institut supérieur de la communication, des affaires et du management (Iscam)

Île Maurice

·         University of Mauritius - Department of Management (DOM)

Mauritanie

·         Université de Nouakchott - Faculté des Sciences Juridiques et Economiques (FSJE)

Niger

·         Ecole Supérieure de Commerce et d'Administration des Entreprises (ESCAE) de Niamey

Sénégal :

·         Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (Cesag) de Dakar – www.cesag.sn

·         Institut supérieur du management (ISM) de Dakar – www.ism.sn

·         BEM (Dakar), qui dépend de l'école française Bordeaux École de Management (rebaptisée Kedge Business School depuis la fusion avec Euromed),

·         Sup de Co Dakar

·         IAM Dakar

Seychelles

·         N/C

Tchad

·         N/C

Togo

Lomé Business School  http://lome-bs.com/

Université de Lomé - Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG)

Tunisie

·         Tunis Business School

·         l'Espima Business School

·         Mediterranean School of Business (MSB)

·         Dauphine Tunis

·         Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) http://www.ihec.rnu.tn/

·         École Supérieure de Commerce de Tunis http://www.esct.rnu.tn/

·         Institut supérieur de gestion de Tunis (ISG) http://www.isg.rnu.tn/


NB: N’hésitez pas à apporter votre contribution en vue de mettre à jour les Ecoles de Commerce qui servent de référence dans votre pays


Pour aller plus loin :




                                  Contributeur: Harley McKenson
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