07/01/2016

10 Mesures-Choc pour Booster les Bourses de Valeurs en Afrique Centrale


Alors que certaines start-up font appel aux business angels, aux banques, aux concours dédiés à la création d’entreprise ou au crowdfunding pour financer leur activité, d’autres sociétés ayant déjà atteint un stade de développement supérieur font publiquement appel à l’épargne en privilégiant la bourse des valeurs, un marché réglementé où s’échangent des titres de propriété et de créance, principalement des actions et des obligations. Ce puissant outil de financement présente l’avantage accroître la crédibilité des entreprises auprès des institutions financières et de s’ouvrir à l’international.
J'ai toujours été fasciné par Wall Street, le temple de la Bourse par excellence au sein duquel des traders se hurlaient dessus ou exécutaient encore les ordres à la criée et agitaient des bouts de papier ou leurs mains dans tous les sens. Mais mon intérêt s'était accru lorsque la Centrafrique, le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Tchad, le Congo-Brazzaville et le Gabon annonçaient un projet de création de Bourse de valeur régionale au courant des années 90. La Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) prend juridiquement forme à Libreville en Janvier 2005 sans intégrer le Cameroun qui prétendait être le seul moteur de croissance économique et la « locomotive » de l'Afrique Centrale, alors que le Gabon avançait comme argument le fait d'être le seul pays de la sous-région garantissant la stabilité politique et la sécurisation des biens et des personnes. Parallèlement, l’avènement d'Internet en Amérique et en Europe entraînait la démocratisation du courtage en ligne. De ce fait, j’avais envisagé de créer une société d'investissement qui permet aux investisseurs américains, européens et asiatiques d’accéder en temps réel aux différentes places financières africaines pour acquérir des actions. J’avais également réalisé une étude de marché qui confortait ma conviction selon laquelle il existait une forte demande


Mais ce projet fut avorté avant même avoir vu le jour en raison des coûts exorbitants engendrés par la mise en place d’une telle infrastructure.
Une dizaine d’année plus tard après la genèse du projet de Bourse régionale: dans les pays occidentaux, notamment aux Etats-Unis, les courtiers sont remplacés par des superordinateurs capables de gérer les transactions boursières à toute vitesse, se chiffrant à des milliards de dollars. A contrario, l’Afrique centrale est à des années-lumière de ces montants vertigineux : Le Cameroun continue à faire cavalier seul avec la Douala Stock Exchange (DSX) qui n’affiche que 3 entreprises dans son compartiment « Actions ». Pire,  la BVMAC n’a réussi à coter qu’une société ! Un constat amer qui mérite réflexions sur ces échecs cuisants et qui m'a amené à proposer ci-dessous 10 « traitements de choc » pouvant insuffler la vie à aux places financières de Libreville et Douala


1°) Les entrepreneurs doivent être encouragés à mettre sur pied des projets de taille conséquente

La création d’une Bourse des Valeurs n’est envisageable que si le pays est doté d’un tissu économique dense, riche et diversifié. Or, en 1999, les Etats de la sous-région avaient décidé de mettre la charrue avant les bœufs : créer un marché boursier alors que l'entité ne disposait ni d’une économie aux fondamentaux solides, ni des infrastructures parmi les plus prospères et les plus modernes d’Afrique. Il semble que la BVMAC a été lancée pour des questions de prestige et d'honneur et qu'il était dans l'ère du temps de créer une plateforme boursière. Il fallait ajouter à cela une guerre fratricide infructueuse entre le Gabon affirmant haut et fort qu’il était le seul pays d’Afrique centrale à assurer la sécurisation des biens et des personnes et le Cameroun qui enorgueillissait d’être la locomotive économique, lançant au passage la Douala Stock Exchange, au grand dam des autres nations. Partant de ces deux constats, le nombre de PME candidates à une introduction en Bourse était inexistant. 
Pour le moment, aucun pays de la sous-région n’a adopté une politique ambitieuse en faveur des entreprises. Le paysage entrepreneurial en Afrique centrale est composé en majorité de TPE (Très Petites Entreprises) et, d’une manière générale, une bonne partie des activités commerciales échappent complètement aux obligations fiscales, ce qui a engendré un secteur informel important. Une telle situation ne permet pas à la plupart des entreprises locales de supporter les coûts d’introduction en Bourse et, globalement, remplir les conditions nécessaires pour accéder au marché boursier, malgré la souplesse des règles d'admission par rapport à celles imposées aux PME implantées aux Etats-Unis ou en Europe : Fonds propres : 500 000 000 Francs CFA au minimum ; Chiffre d’affaires 5 000 000 000 Francs CFA, bénéfices dégagés pendant deux années consécutives etc… (Source : BVMAC). A titre de comparaison, les PME sont une composante essentielle de l’écosystème entrepreneurial au Kenya, un pays d’Afrique de l’Est dans lequel le secteur privé est très dynamique et la taille de ces structures maximiserait leurs chances de succès d’une introduction en Bourse, à la Nairobi Stock Exchange, si l’occasion se présentait.
La réussite de la BVMAC dépendra de la constitution d’un véritable écosystème entrepreneurial capable de faire émerger des start-up, dont le périmètre d'intervention se situe au niveau de la sous-région de l'Afrique centrale, ou des PME de taille significativement plus importante à vocation panafricaine, voire des entreprises d'envergure internationale.

D’autre part, les projets portés par les entrepreneurs issus de la sous-région sont de taille modeste. Il est vrai que le marché des consommateurs reste faible à l’intérieur de chaque pays. Mais force est de constater que la plupart des patrons de TPE (très petites entreprises) limitent leur ambition d'expansion à l’échelon national ou local, dès l’instant que les bénéfices dégagés au sein de leur structure suffisent à payer leur propre rémunération et le salaire de leurs employés. Il leur appartient donc de conquérir des marchés au-delà des frontières du pays d’implantation, quitte à s’associer avec un dirigeant d’une entreprise concurrente pour conquérir toute l’Afrique  en vue créer une entité plus importante en taille, en nombre de salariés et en chiffre d’affaires avant d’envisager une levée de capitaux en Bourse.



2°) Des ateliers de formation au métier d’investisseur  doivent être constitués sous impulsion de l’Etat

Une des clés du succès pour investir en bourse repose sur la capacité et la volonté d’un particulier de placer une partie de son patrimoine en actions et en obligations. Or, le fait de demander à un Congolais, un Gabonais ou à un Centrafricain d’investir dans des entreprises cotées à la Bourse des Valeurs Mobilières de l'Afrique Centrale (BVMAC), c’est comme sauter les étapes dans la promotion de l’investissement individuel : comment peut-on attendre des ressortissants de la sous-région de placer leur argent sur un marché financier alors qu’il n'existe quasiment pas de business angels locaux pour financer des start-up qui ne sont pas encore introduites en Bourse ?
S’engager financièrement dans des PME ou des start-up non cotées exige déjà qu’il faille considérer le statut d’investisseur comme un véritable métier et non comme un jeu de hasard : lorsque leur situation financière leur permet, les particuliers ayant le profil pour investir en Bourse devraient apprendre à en finir avec leur addiction à  la surconsommation de biens et services liés au logement, à l’habillement et aux loisirs au profit de l’investissement dans des PME, identifier les start-up à fort potentiel de croissance, analyser la concurrence, connaitre parfaitement l’environnement économique, juridique, fiscale ou politique dans lequel l’entreprise ciblée évolue…

» A lire également : Devenir Business Angel : Mode d'emploi 

Une fois que ces particuliers se transformeront en investisseurs aguerris, les Etats s’appuieraient sur ce socle pour organiser par la suite de séances de formation à dans le cadre d’ateliers afin de leur inculquer la culture boursière.
Des campagnes de sensibilisation et d'information doivent être également menées auprès des entreprises du secteur privé de telle sorte que ces dernières considèrent la Bourse comme un outil de financement au même titre que la banque, à condition qu'elles jouent le jeu de la transparence complète des comptes sociaux. La BVMAC offre actuellement un programme de formation payante à destination de tout type de profil qui souhaite comprendre le fonctionnement d’un marché financier. Toutefois, Il serait plus judicieux, afin d’attirer un maximum de candidats, que les particuliers et les dirigeants d’entreprise aient la possibilité de s’inscrire gratuitement à ces sessions.


3°) Les gouvernements doivent susciter un sentiment d'optimisme auprès de la population et des milieux d'affaires

La communauté des entrepreneurs et des investisseurs accorde peu de confiance aux gouvernements en place de chaque pays de la zone CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale, regroupant la Centrafrique, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Tchad et la Guinée Équatoriale), notamment en matière de réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires, d’autant plus que la situation politique et sécuritaire y est instable dans quelques pays: régime politique vigoureusement contesté, absence de l’Etat dans des zones contrôlées par des seigneurs de guerre , attentats terroristes…
L’environnement économique et politique a un impact direct sur le cours des actions en Bourse. Les pays de la sous-région devraient s’inspirer du Botswana, une démocratie parlementaire exemplaire caractérisée par une situation politique extrêmement calme et la qualité d’une gouvernance hors pair. Les politiques menées en matière économique et entrepreneuriale influent directement sur l'état de santé de la Botswana Stock Exchange, une Bourse des valeurs qui enregistre des succès remarquables en Afrique australe.


4°) les investisseurs doivent pouvoir constituer un portefeuille d’actions composées de 10 sociétés au minimum

Selon l’adage boursier, il ne faut jamais mettre tous vos œufs dans le même panier : lorsque vous envisagez d’investir en Bourse, vous devez diversifier votre portefeuille d’actions – et non vous limiter à un seul titre –. Les experts estiment qu’un épargnant aguerri doit se focaliser sur 10 start-up ou PME dans son champ d’investissement, selon le secteur ou la région, pour mutualiser les risques liés aux fluctuations boursières. Or la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique centrale ne compte qu’une entreprise cotée dans son compartiment " Actions ", Siat Gabon, présente dans l’huile de palme, l’hévéa et dans l’élevage ; trois pour la Douala Stock Exchange : la Société des Eaux Minérales du Cameroun, la Société Agricole et Forestière du Cameroun et la Société camerounaise de Palmeraies. En cas de mauvaises performances boursières, le risque pour les investisseurs de la sous-région de perdre leur mise de départ serait très élevé.
Afin de permettre aux épargnants de puiser dans un plus large choix d’actions, l’idéal serait d’enclencher le processus menant vers la fusion entre la BVMAC et la DSX. Toutefois, l’offre de titres se limiterait à 4 un chiffre toujours insignifiant, si le rapprochement entre ces deux entités se concrétisait. Faute de pouvoir identifier un partenaire qui offrirait un large éventail de titres de sociétés dans le cadre d'une fusion, faudrait-il prospecter en dehors de la zone CEMAC ?


5°) Un rapprochement avec la Bourse régionale des valeurs Mobilières d'Abidjan serait fructueux à bien des égards

Pourquoi la BVMAC et la DSX ne se joindraient-elles pas à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d’Afrique de l’Ouest (BRVM) basée à Abidjan pour donner naissance à une place financière panafricaine ? A l’instar d’Euronext, les Etats de la CEMAC devraient créer une sorte de « Afronext francophone » à condition de mettre leur orgueil national de côté. D’une part, la mise en place d’une telle place de marché donnerait l’occasion à la BVMAC et la DSX de réduire leurs coûts de fonctionnement et de bénéficier grandement de l’expérience de la BRVM, fort de 38 entreprises cotées et affichant l’une des plus fortes croissances du continent ; d’autre part, un projet de fusion permettrait aux deux Bourses de valeurs d’Afrique centrale accéder plus facilement à un réseau d’investisseurs ouest-africains et internationaux qui bénéficieraient par la même occasion d'une offre plus large de titres financiers.
Tout dépendrait de la volonté politique chaque pays à enclencher un tel processus…


6°) Les migrants, un puissant moteur de développement des bourses régionales ?

Il faut une « masse d’épargnants » pour garantir le dynamisme et le succès d’une Bourse des valeurs. Or Les taux de bancarisation et d’épargne sont très faibles dans la majorité des pays de la zone CEMAC. A noter le bas niveau de salaires qui ne permet pas aux ressortissants de l’Afrique centrale de placer en banque un surplus de liquidités : 57 euros de salaire mensuel moyen au Tchad, 37,6 en Centrafrique,  90 euros au Cameroun ...  La Guinée Equatoriale semble « tirer relativement son épingle du jeu » avec 1 041,5 euros, suivi du Gabon avec 773 euros (source : Salaires Moyens par Pays )
Une des solutions possibles pour vitaliser les deux places financières est de drainer l’épargne des migrants et des binationaux qui résident en Occident, une région du monde dans lequel  le salaire minimum légal et le taux d’épargne sont plus élevés que ceux de l’Afrique centrale. La diaspora africaine effectue régulièrement des transferts de fonds destinés à leur famille restée sur le continent, dont les montants dépassent largement ceux de l’aide publique au développement. Les pays de la zone CEMAC ont tout intérêt à nouer des solides partenariats avec des structures telles que Western Union, MoneyGram, Afrimarket ou Paypal de telle sorte qu’ils réorganisent la circulation de ces flux financiers vers les banques et les sociétés de courtage en ligne implantées en Europe et Amérique du Nord, en vue de faciliter un accès vers la BVMAC et la Douala Stock Exchange.


7°)  Les société de courtage chinoises au secours des deux places financières de la sous-région ? 

Certains estiment que la Chine pratique une politique de néocolonialisme en Afrique ; d’autres considèrent qu’il s’agit au contraire de véritable partenariat économique. Toujours est-il que la Chine, devenu une puissance financière de premier plan, est à l’origine du regain d'intérêt des investisseurs internationaux pour l’Afrique et poursuit sa boulimie de croissance externe en investissant dans tous les secteurs sur le continent africain


Les investisseurs chinois pourraient exprimer leur pleine confiance dans le développement économique de l’Afrique centrale d’une autre manière : les autorités en place dans les pays de la zone CEMAC devraient  faire du lobbying auprès des principales sociétés de courtage en ligne implantées dans l'Empire du milieu afin que chacune d’elle puisse permettre aux épargnants chinois d’acquérir en ligne des actions sur les deux places financières de Douala et Libreville. Les mauvaises performances récentes de la Bourse de Shanghai pourraient inciter les investisseurs chinois à se tourner vers d’autres bourses de valeurs tels que la BVMAC ou la DSX qui ne sont pas suffisamment intégrées dans le réseau des grandes places financières du monde et qui sont, de ce fait, " immunisées " des crises qui secouent actuellement la sphère de la finance internationale.


8°) Les investisseurs doivent être en mesure d’opérer eux-mêmes leurs transactions boursières en temps réel sur Internet

Un investisseur aguerri doit être en mesure d’acquérir ou de vendre en temps réel des actions, c’est-à-dire transmettre via des sociétés de courtage en ligne des ordres d’achat ou de de vente sans délai d’attente ou, à défaut, dans un laps de temps quasi-nul. Or les rares sociétés de bourse agréées par la  BVMAC que j’ai pu contacter m’ont fait savoir que les particuliers doivent effectuer des transactions boursières uniquement par le biais d’un formulaire durement rempli et transmis par mail de telle sorte qu’une personne tierce effectue lui-même l'opération ( qui durerait ainsi une dizaine de minutes, voire plus !)
Or, Les investisseurs doivent pouvoir anticiper très rapidement la hausse ou la baisse des titres qu’ils envisagent d’acheter ou de céder en fonction d’un évènement interne dont ils ont pris connaissance : publication du chiffre d’affaires, commande importante, changement de dirigeant, restructuration de l’entreprise ;  ou externe : récession, situation du chômage, croissance économique ou changement de régime politique,  avant d’opérer eux-mêmes la transaction boursière qui parait conforme à leurs intérêts, d’où la nécessité de faire émerger des sociétés de courtage en ligne qui donnent la possibilité d’acheter et de vendre des titres en temps réel directement sur Internet – et non transmettre des ordres boursiers au moyen d’un formulaire par mail – .
Reste le problème de l’électricité entravant la réactivité des investisseurs qui auraient besoin d’exécuter à tout moment des ordres d’achat et de vente d’actions, au regard de la détention d’informations obtenues sur les sociétés cotées : des délestages répétitifs à Bangui, des coupures de courant à Pointe-Noire, des dysfonctionnements concernant l'alimentation électrique à Douala etc. ... Les coupures fréquentes d’électricité peuvent paralyser l’activité boursière et coûter très cher à l’économie de la zone CEMAC. La solution alternative serait d’opérer les transactions boursières en utilisant Internet sur les mobiles. Cependant, les problèmes de connexion sur les téléphones portables sont récurrents dans certains pays de la sous-région, notamment en Centrafrique.


9°) les privatisations  d'entreprises publiques, une méthode qui a fait ses preuves dans d’autres régions d’Afrique

La privatisation des entreprises publiques au sein des pays de la sous-région pourrait jouer un rôle crucial dans un éventuel succès de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale. D’une part, le fait de céder une partie des actifs publics par le biais d’une offre publique de vente en Bourse permettrait à l’Etat de dégager de confortables ressources financières en vue d'alimenter des budgets; d’autre part, cela donne l’occasion d’inculquer la culture boursière aux épargnants originaires des pays de la CEMAC et de développer parallèlement l'actionnariat individuel, une condition sine qua non pour insuffler la vie à la Bourse des valeurs.
La Centrafrique, un pays au sein duquel des troubles politico-religieuses ont ravagé l’économie, devrait s’inspirer grandement de la Nairobi Stock Exchange au Kenya qui doit son succès à une vague de privatisations, parmi lesquelles « Kenya Airways » et « Kenya Re-Insurance Corporation », ou la Ghana Stock Exchange qui regorge en son sein des entreprises de renom telles que la Total Petroleum Ghana  ou  AngloGold Ashanti. Il s’agirait pour la République centrafricaine de privatiser partiellement des « fleurons » de son économie afin que l’Etat maintienne un droit de regard sur les sociétés cotées, tout en adoptant des méthodes de gestion propre au secteur privé, à condition de faire appel à une équipe de gestionnaires expérimentés imprégnés de la culture du résultat.



10 °) La fréquence de publication de l'information relative aux sociétés cotées doit être plus élevée

Pour le moment, les communiqués de presse au sujet du titre « Siat Gabon » coté à la BVMAC sont très générales et transmises aux investisseurs boursiers par période annuelle.
Or, un analyste financier digne de ce nom doit scruter à la loupe tous les évènements qui se produisent à l’intérieur de la société , ainsi que son environnement : changement au sein de l’équipe managériale, obtention de contrats juteux, perte de parts de marché, conception d’une nouvelle technologie, nomination d’un ministre de l’économie apprécié des marchés financiers,  grève des salariés etc… Autrement dit, il doit être en mesure de renseigner les épargnants sur le moindre changement, minute par minute, afin que ces derniers affinent leur choix d’achat ou de vente des titres.


» Pour aller plus loin : Investir en bourse : les 6 règles d'or



                               Contributeur: Harley McKenson
Fondateur et gérant de www.McKenson-Invest.com 
                     
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